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L’Object Storage : comprendre à quoi ça sert (et pourquoi on l’utilise)
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L’Object Storage : comprendre à quoi ça sert (et pourquoi on l’utilise)

Tout savoir sur cette technologie de stockage qui offre de la flexibilité et de la résilience dans vos projets.

Quand on parle de stockage, on pense souvent à des disques, des serveurs, des dossiers… Mais dans les architectures modernes, une autre approche s’est largement imposée :l’object storage.

Derrière ce terme technique, parfois un peu “fourre-tout”, se cache une technologie qui permet de résoudre les principaux écueils des méthodes de stockage traditionnelles (systèmes de fichiers et stockage par blocs).

On vous explique simplement ce que c’est, à quoi ça sert, et pourquoi nous avons fait ce choix.

C’est quoi l’Object Storage ?

C’est avant tout une manière différente de stocker les données. Le plus simple est de la comparer aux autres techniques que sont le File Storage et le Block Storage.

File Storage

Le File Storage est la méthode de stockage que l’on retrouve sur les ordinateurs personnels, les serveurs de fichiers et les systèmes NAS (Network Attached Storage). Les données sont stockées sous forme de fichiers organisés dans une arborescence de dossiers. Chaque fichier possède un nom, un chemin d’accès ainsi que des métadonnées (taille, date de création, droits, etc.).

Lorsqu’un utilisateur ou une application souhaite accéder à un fichier, le système parcourt cette hiérarchie pour le localiser, puis l’ouvre à partir de son chemin.

Ce système est facile à comprendre et à utiliser, car il est compatible avec la grande majorité des systèmes et des applications. En revanche, il est moins adapté aux très gros volumes de données, surtout lorsque ceux-ci doivent être accessibles à distance.

Block Storage

Le Block Storage, ou stockage par blocs, est une approche plus bas niveau, souvent utilisée dans les environnements serveurs.

Dans ce modèle, les données sont découpées en blocs de taille fixe. Chaque bloc reçoit un identifiant unique, mais ne contient aucune information sur le type de données qu’il stocke. Charge au système d’exploitation ou à l’application de reconstruire et de réorganiser les données à partir de ces blocs.

Ce système offre une bonne scalabilité et de très bonnes performances, mais il est plus complexe à gérer et peut poser des limites lorsqu’un même stockage est partagé entre plusieurs systèmes.

Object Storage

L’ Object Storage, quant à lui, ne repose ni sur une hiérarchie de dossiers ni sur des volumes disques. Les données sont stockées sous forme d’objets indépendants, accessibles via une API web, chacun disposant de ses propres métadonnées et d’un identifiant unique permettant de les retrouver facilement. Le système gère automatiquement la localisation, la réplication et la récupération des objets, sans intervention de l’utilisateur.

Cette approche apporte une haute disponibilité des données, une excellente tolérance aux pannes ainsi qu’une forte durabilité. Il est possible d’ajouter de la capacité de stockage sans interruption de service, simplement en augmentant l’espace disponible dans le cloud. Les performances et la capacité évoluent de manière horizontale, ce qui rend cette solution particulièrement adaptée aux environnements en forte croissance.

La bonne solution pour un projet stateless

Dans une architecture stateless, que nous utilisons chez Another, les applications ne conservent aucune information persistante en mémoire entre deux requêtes : chaque appel doit pouvoir être traité indépendamment, quel que soit le serveur qui le reçoit. L’object storage s’impose naturellement comme une solution adaptée à ce type de projet, car il externalise complètement la gestion des données dans un service accessible via des API standardisées.

Les instances applicatives peuvent ainsi être déployées, arrêtées ou mises à l’échelle horizontalement sans dépendre d’un stockage local ou d’un volume partagé. Cette approche renforce la résilience du système, facilite l’automatisation des déploiements et s’intègre parfaitement aux environnements cloud natifs, où la scalabilité et la haute disponibilité sont des exigences fondamentales.

Une solution économique en temps et en efforts

Contrairement à un stockage classique qui nécessite de gérer des serveurs et des volumes, l’object storage simplifie largement l’exploitation au quotidien. Il n’y a pas de machine à maintenir, pas de disques à dimensionner à l’avance et pas de surcoût imprévu lors des montées en charge : la capacité s’adapte automatiquement aux besoins.

Côté budget, le modèle est tout aussi clair : on paie principalement pour le volume réellement stocké, les opérations de lecture et d’écriture, et, selon les cas, le trafic sortant. Grâce à cette approche flexible, le coût au gigaoctet reste généralement bas, ce qui en fait une solution intéressante pour des projets qui doivent évoluer rapidement et stocker de grandes quantités de données.

Scaleway : notre choix souverain

Nous avons choisi Scaleway pour ses datacenters français, ce qui nous permet de garder nos données hébergées en France tout en restant alignés avec nos exigences de souveraineté et de conformité.

L’intégration avec nos outils existants s’est faite de manière simple et rapide, notamment grâce à la compatibilité avec l’API S3, qui facilite l’adoption sans refonte profonde de nos projets historiques. Enfin, l’engagement de Scaleway sur les enjeux environnementaux a également pesé dans notre décision, en cohérence avec notre volonté de limiter l’empreinte écologique de notre infrastructure.

Conclusion

En résumé, l’object storage est un mode de stockage moderne et scalable, parfaitement adapté aux architectures stateless. Il apporte souplesse, fiabilité et simplicité, tout en étant idéal pour la gestion de fichiers, de médias et d’archives. Grâce à son modèle de coûts maîtrisé, il permet de garder une bonne visibilité budgétaire, et des solutions comme Scaleway offrent une base solide pour ce type d’usage. Plus qu’une contrainte technique, c’est avant tout un outil au service de l’architecture.

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